En ce début 2026, la guerre est omniprésente.
En France, elle l’est dans l’actualité internationale : guerre en Ukraine depuis février 2022, guerre d’Israël et des Etats-Unis contre l’Iran et le Liban depuis mars 2026, guerre au Yémen depuis 20XX, en Syrie, en Birmanie… La guerre est donc une réalité dans de nombreux pays du monde, essentiellement ceux du Sud.
La guerre se retrouve alors naturellement dans le discours du Président de la République. La Russie se préparerait en effet à une nouvelle offensive en Europe entre 2027 et 2030, soit demain. Et la Russie n’est pas la seule menace : le sabordage systématique des institutions onusiennes par la Maison Blanche et le non-respect flagrant du droit international par son allié Israël placent les Européens, encore trop dépendants du parapluie américain, dans une situation délicate. La promotion d’un cadre international favorisant le règlement pacifique des conflits, en cohérence avec les valeurs libérales de l’Union européenne, nécessite pour ses Etats membres de renforcer leur capacité de défense pour gagner en autonomie. La France, comme le reste de l’Europe, est donc sur le pied de guerre.
Pourtant les risques d’un ré-armement sont connus : course à l’armement, prophéties autoréalisatrices, montée de la violence aux extrêmes comme le théorise Clausewitz, hausse de de la dette publique, préparation des esprits et réduction progressive des libertés individuelles…
Le renforcement de note défense est-il absolument nécessaire ? La France doit-elle nécessairement se préparer à la guerre ?
Ce sont ces questions de base qui sous-tende la démarche pacifiste. L »existence d’une voix politique essayant de dessiner des chemins alternatifs à ceux qui nous mèneraient immanquablement à la guerre est-elle possible en France en 2026 ? Et si oui jusqu’où pourrait-elle porter ?
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